Un cas de « casualisme » aigu ?

Le jeu vidéo avant de succomber de sa belle mort serait-il atteint de « casualisme aigu ? » Est-ce bien une maladie d’abord ? Enfin je ne suis pas Docteur mais je vais tenter d’analyser la chose.

Moi j’ai voulu vérifier par le passé. Vous verrez qu’à force de me pratiquer et de me lire, comme c’est une méthode que j’utilise souvent.

Alors hop, nous voilà au temps du Pong, je sais on vient de remonter dans les années 70 (ça fait plaisir à Popa Man Pac du coup). A force de pratique, je maîtrise mon potar à la perfection et en pur gamer me voilà capable de couper les trajectoires de la balle, la faire s’accélérer, trouver le rebond parfait qui tue. Mes adversaires mordent la poussière, c’est le paradis. Le temps passe, un peu.

Je file chez un ami et là je découvre une nouvelle génération de Pong ou disons un modèle un poil plus complet. Ce dernier possède un flingue et son jeu très simple où il suffit de viser juste un petit carré traversant l’écran chaque fois de façon différente. C’est amusant, rapide à prendre en main, ça intéresse même les parents qui râlent moins lorsqu’on squatte la télé familiale : le casualisme vient de contaminer le jeu vidéo.

On joue sur sa Coleco au jeu Turbo de Sega avec un volant. La encore ça amuse la famille. Bon sang c’est pas dieu possible.

Que dire de l’évolution de la maladie docteur ? Elle progresse année après année, revêt différente forme. Les japonais s’y mettent et ils sont productifs les bougres. La Nes a le pompon avec son tapis de danse, son Powerglove, son zapper toujours et n’oublions pas son bon sang de robot pas très utile mais sympa à regarder. Du casual tout ça ! Le Lightphaser de sa concurrente chez Sega et son Marksman Shooting, sa paire de lunette 3D à qui il ne manque qu’une canne blanche ne font pas mieux. Et les fabricants de vendre ça en coffret même, bande d’envahisseurs !

Les machines deviennent toujours plus puissantes. La PlayStation a le droit pourtant à son Glove, certes peu répandu. Et pourtant, plus gameuses que jamais les consoles deviennent.

Et là c’est le coup de grâce : l’EyeToy de Sony sur PS2 ! La console aux titres qu’une vie ne suffit pas à compter. On secoue les bras, la caméra vous reluque, vous êtes dans le jeu. Mais rien ne va plus s’arrêter.

La Wii à qui on aurait pu dire non. Sa Wiimote pratique pour les FPS mais qu’il faut parfois secouer et alors ? Sony et sa paire de cornet de glace lumineux. Microsoft et sa caméra Kinect autre qu’un Natal sitôt renommé. L’accessoire pas encore au top (mais amusant entre copain) prend sa place sous le sapin.

Finalement, les accessoires qui donnent un côté casual à chaque machine ça ne date pas d’hier. Pour moi tout ça n’est pas incurable, pas de quoi s’alarmer. Ce sont juste des accessoires de mode pour parfaire le défilé des constructeurs comme il y en a toujours eu autrefois. Du casual ça n’existe visiblement pas depuis hier et ça ne tuera pas grand chose.

Une seule chose est sûre, l’histoire se répète et se répètera encore.

Mais surtout, par dessus tout, le casualisme, il n’y a pas de quoi en faire une maladie !

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A bientôt,

Votre Nemco.


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