Je veux une augmentation patron !

Jeudi après midi au Max Linder (célèbre salle de ciné parisienne, l’une des premières à avoir été équipée en THX) avait lieu la présentation du tout dernier Deux Ex.

Le directeur du jeu et le producteur avaient fait le déplacement depuis Montréal pour nous parler de leur dernière œuvre.

Et quelle œuvre ! Après 4 ans de développement et un maximum de 140 personnes à la tâche, le projet a enfin abouti.

L’univers anticipe parfaitement ce que pourrait être notre avenir finalement très proche 2027 (trop proche ?). L’architecture (les gratte-ciel sont reliés à mi hauteur par des plates formes du plus bel effet.) Rien ne semble anachronique autour de nous dans ce jeu.

Dans Deus Ex Human Revolution le truc du moment c’est le Trans-humanisme. Cela consiste tout bonnement dans l’augmentation des capacités physiques, psychiques et intellectuelles de l’être humain par l’adjonction d’implants mécaniques et électroniques très avancés.

Meilleurs membres inférieurs ou supérieurs, meilleurs yeux. Une avancée technologique que la société Sarif Industries développe en bon monopole et forcément à prix d’or. Hélas vous verrez que l’aspect hautement commercial de la chose va au delà d’une simple vente d’implant.

Le héros du jeu : Adam Jensen a quant à lui été amélioré contre son gré. Ca augure une adaptation passablement compliquée. Le joueur aux commandes pourra tout au long du jeu continuer cette « augmentation » ou au contraire préfèrera garder un trait d’humanité mais compensera par différentes armes pouvant de toute façon être upgradées. Et croyez-moi dans l’augmentation ou les armes, il y a foule.

Présentation au top de l’ami Julien Chièze dont le micro connaît quelques ratés. Trailer classique et zou nous voilà déjà rendu au débat. Le Producteur David Anfossi, le directeur de jeu Jean François Dugas, deux chercheurs (Jean Claude Heudin et Ariel Kirou) prennent place derrière leur pupitre respectif mais sans buzzer et encore moins d’indice chez nous. L’écran géant du Max Linder nous fait hésiter entre regarder directement les 4 protagonistes ou bien fixer l’écran pour apercevoir tout ce petit monde en gros plan (est-ce de l’augmentation humaine que cet écran démesuré) ?

Julien cède sa place à Emmanuel Forsans de l’AFJV qui va fort bien animer le débat.

Le débat est lancé et les deux chercheurs sont chauds. Bien sûr, l’homme depuis l’invention de l’outil et notamment de la roue n’a cessé de s’appuyer sur les technologies développées pour augmenter ses capacités. Se mouvoir avec l’automobile, voler, planer, soulever des charges très lourdes. Tout ceci existe bel et bien mais reste en marge d’une chose : notre propre corps. Inutile pour l’heure de s’implanter une puce dans le cerveau pour conduire sa bagnole. Et ils enchaînent. Parlent du dopage (qui permet d’augmenter ses performances). Emmanuel ajoute qu’une augmentation mammaire peut aussi s’avérer une augmentation du pouvoir de séduction (il a trop joué à Tomb Raider ?). Les chercheurs sont simples d’accès, le commun des mortels peut suivre ce qui n’est pas toujours le cas lorsque des chercheurs passionnés parlent.

Ils donnent les bases de l’augmentation humaines : la réparation. Et là on vote bien sûr pour dans l’ensemble. Pas difficile de penser qu’un pauvre type ayant perdu l’usage de ses jambes rêve des ces avancés technologiques. Les concepteurs de Deux Ex confirment qu’ils ont consultés un éminent chercheur en la matière qui est en train de faire valider aux USA le fruit de longues années de recherches sur une puce minuscule capable de diminuer les douleurs chroniques. Implantée directement dans le cerveau, ça fait réfléchir et un peu peur en même temps comme le souligne Emmanuel.

Petite coupure pub. Sarif industries s’est invité à la soirée et vante les mérites de son bras bionique. On voit un père « augmenté » lancer un ballon de foot américain à son fils. On en a rêvé, Sarif l’a fait.

Pour l’heure, je signe toujours et encore pour une jambe gauche neuve qui me permettrait de rejouer enfin au Badminton.

Vient le tour de la contre offensive, celle des détracteurs de cette chère Sarif. On nous montre donc dans un second spot des « augmentés ». Bras, jambes, yeux, parfois le tout qui font la manche dans la rue pour se payer leur « dose. »

Car de dose il s’agit bien : la Neuropozine. Le médoc made by Sarif, indispensable pour ne pas rejeter ses implants. Ni plus ni moins que l’équivalent de l’Azathioprine ou du Cellcept que les greffés de toutes sortes connaissent bien.

Vous voyez, nous voilà dans l’anticipation. Rien de science fiction là dedans. On sent que tout cela à moyen terme, nous risquons de le vivre avec les mêmes avantages et les mêmes inconvénients.

Les anti sarifs nous affirment que Sarif industries voit et peut enregistrer tout ce que vous voyez grâce à vos implants mais qu’ils peuvent aussi désactiver les implants qu’ils vous on vendu quelques temps auparavant. OK, on comprend qu’on n’a pas affaire à des philanthropes et que leurs implants, ils peuvent se les…

Allez je garde ma jambe toute naze et je m’en vais regarder de près ce Deus Ex joué par le directeur du jeu himself qui va nous démontrer en quelques secondes que le jeu a du level vu qu’il va se faire buter en quelques secondes.

Le prod nous explique vite fait que concepteur de jeu ne signifie pas spécialement bon joueur.

Bon, Jean François repart vaille que vaille sous les rires nourris du public et nous gratifie d’une fort belle démonstration de son jeu. Plutôt pas mal.

Un univers juste nickel, une trentaine d’heure de jeu annoncé par le producteur. Un thème qui me touche particulièrement.

Un buffet tip top, des copains nombreux, des verres partagés. Un sacré bon moment.

Dernière chose, je veux les mêmes lunettes que Adam Jensen.

Sur ce…

A bientôt les z’amis

Manpac

 

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